MONNAIES V | ||||||||||||
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LOUIS PHILIPPE Ier ROI DES FRANÇAIS Tête laurée |
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1658. 20 Francs or,
(9/08/1830-24/02/1848),
1848,
Paris, A, 441.112 ex.,
(Or,
21 mm.,
6 h.,
6,46 g.).
(pd. th. 6,451 g.).
900°/°°
A/ LOUIS PHILIPPE I - ROI DES FRANÇAIS.. Tête de Louis Philippe à gauche, coiffée d'une couronne de chêne ; signé DOMARD F. au-dessous. R/ 20/ FRANCS/ 1848. dans une couronne formée de deux branches d'olivier. inscrite en relief *** DIEU PROTEGE LA FRANCE (B), M/Main indicatrice = Charles Louis Dierickx (1845-1860), GG/ Étoile sous la couronne = Nicolas Pierre Tiolier (1830-1842), G/ DOMARD = Joseph François Domard (1792-1858), F.527/40. Bel exemplaire ayant conservé une partie de son velours de frappe au droit. Une rayure au revers sous la couronne et petites marques de manipulation.
Sous la fin du règne de Louis Philippe, il y eut seulement 3 délivrances les 20 et 27 janvier et le 9 février pour un total de 1.035 pièces. Le reste de la production fut effectué après la chute de Louis Philippe entre le 3 mars et le 12 mai 1848 au cour . |
LOUIS PHILIPPE Ier ROI DES FRANCAIS Tête laurée |
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1659. 1/2 Franc,
(9/08/1830-24/02/1848),
1831,
La Rochelle, H, 25.691 ex.,
(Ar,
15 mm.,
6 h.,
1,26 g.).
(pd. th. 1,25 g.).
900°/°°
A/ LOUIS PHILIPPE I - ROI DES FRANÇAIS.. Tête de Louis Philippe Ier à droite, coiffée d'une couronne de chêne ; signé DOMARD F. dessous. R/ 1/4 /FRANC/1 831. dans une couronne formée de deux branches d'olivier. cannelée, M/Tête de trident sous la couronne = Eugène Morel (1825-1835), GG/ Etoile sous la couronne = Nicolas Pierre Tiolier (1830-1842), G/ DOMARD = Joseph François Domard (1792-1858), F.166/5. Petite marque dans la chevelure au droit.
Ce type est fabriqué suite aux ordonnances des 17 août et 8 novembre 1830. Les pièces furent frappées au cours de 2 délivrances le 30 décembre 1831 avec 3.691 pièces et 22.000 1/4 Franc le 5 janvier 1832 . |
LOUIS PHILIPPE Ier ROI DES FRANÇAIS Tête laurée |
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1660. Module de 5 Francs , 1er type Domard, visite de la monnaie de Rouen,
(9/08/1830-24/02/1848),
1831,
Rouen,
(Ar,
37 mm.,
12 h.,
25,20 g.).
(pd. th. 25,00 g.).
900°/°°
A/ LOUIS PHILIPPE I - ROI DES FRANÇAIS.. Tête de Louis Philippe Ier à droite, coiffée d'une couronne de chêne ; signé DOMARD F. au-dessous. R/ Légende en six lignes : S. M./ LOUIS PHILIPPE/ VISITE LA MONNAIE/ DE ROUEN/ LE 18 MAI/ 1831. inscrite en relief *** *DIEU PROTEGE LA FRANCE (B), GG/ Étoile sous la couronne = Nicolas Pierre Tiolier (1830-1842), G/ DOMARD = Joseph François Domard (1792-1858), VG.2824 - M.1168a - G.679b. Bel exemplaire avec une jolie patine. Petites marques sur le listel. Marques de manipulation au droit et au revers.
J. Mazard I, op. cit., p.275 relate par le menu la visite de Louis Philippe et de ses fils les ducs d'Orléans et de Nemours à Rouen du 17 au 19 mai. Les monnaies furent frappées par l'Administration des Monnaies à la demande du Conseil Municipal de Rouen qui commercialisa la production. Dans un écrin aux armes de la ville, les édiles remirent au roi une série complète constituée par une monnaie de chaque métal, or, argent et bronze. Les chiffres donnés par V. Gadoury semblent trop faibles par rapport à la fréquence de ces pièces sur le marché numismatique . |
LOUIS PHILIPPE Ier ROI DES FRANÇAIS Tête laurée |
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1661. Essai 1 Décime en cuivre,
(9/08/1830-24/02/1848),
1840,
Paris,
(Cu,
31 mm.,
6 h.,
14,85 g.).
(pd. th. 15,00 g.).
A/ LOUIS PHILIPPE I - ROI DES FRANÇAIS.. Tête laurée de Louis Philippe Ier à gauche ; signé BARRE 1840 dessous. R/ REFONTE DES MONNAIES DE CUIVRE// ESSAI. 1/ DECIME dans une couronne formée de deux branches d'olivier. lisse, G/ BARRE sous le buste = Jean Jacques Barre (1793-1855), VG.2915 - M.1143 - G.212. Exemplaire ayant conservé une partie de son velours de frappe, en particulier au revers.
Depuis le règne de Napoléon Ier, les différents Ministres des Finances ainsi que les Graveurs Généraux, Directeurs de l'Atelier de la Monnaie de Paris ou Graveurs particuliers ont essayé d'améliorer la production des monnaies de cuivre. En plein XIXème siècle circulaient encore des douzains de Louis XIII de la réforme de 1640 ainsi que des Liards de Louis XIV, voir des Doubles et Deniers Tournois d'Henri III. A partir de 1839 fut menée une large réflexion et une tentative de refonte générale des monnaies de bronze antérieures à la Révolution pour les remplacer par un monnayage moderne et adéquat. En fait, il allait falloir encore attendre 12 ans avant que n'apparaisse les premières pièces de 10 centimes et une année de plus pour les 5, 2 et 1 Centimes. Quant aux anciennes espèces, elles ne seront démonétisées que par la Loi du 6 mai 1852 et le Décret du 12 mars 1856. Ces monnaies circuleront parfois à la campagne jusqu'à la guerre de 14 . |
CHILI - LOUIS PHILIPPE Ier |
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1662. Module 5 Francs en bronze,
(1836),
1836,
Paris,
(Cu,
37 mm.,
12 h.,
21,62 g.).
().
A/ (rosette) A MON AMI BIHOURD NÉGOCIANT AU CHILI. Navire (Trois mâts) Français voguant à gauche. R/ Légende en six lignes : THONNELIER/ AUTEUR/ DE LA PRESSE/ MONÉTAIRE/ A PARIS/ 1836. entre deux branches de chêne. cannelée, VG.2860 - M.1159. Très bel exemplaire avec une patine foncée.
Différents essais furent réalisés par Thonnelier à partir de 1833. Il favorisa l'introduction du balancier à vapeur ou presse monétaire et améliora le procédé de l'allemand Uhlorn. Il est aussi l'inventeur de la virole brisée. Nous aurions ici affaire à un essai de complaisance, puisque la pièce n'est plus dédiée au Roi, mais à un ami de l'inventeur de la presse qui s'appelait Bihourd et avait un commerce au Chili, certainement à Valparaiso, principal port du pays. Le bateau représenté semble bien être un deux ponts avec des canons et s'apparente autant à un navire de guerre qu'à un bateau de commerce. Le système de Thonnelier introduit à la Monnaie de Paris en 1834, fut définitivement adopté en 1846. Les presses pour les grands modules permettaient de fabriquer 55 pièces à la minute, les presses pour les pièces de 2 Francs ou de 10 centimes 62 pièces à la minute et les petites presses pour les petites pièces 1/2 ou 1/4 franc permettaient de fabriquer 77 pièces à la minute. La Monnaie de Paris avec une trentaine de presses de différents modèles pouvait produire 100.000 pièces/jour en 10 heur . |
MEXIQUE - LOUIS PHILIPPE |
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1663. Médaille BR.75 de la guerre des "gâteaux",
(1838),
1838,
Paris,
(Br,
75 mm.,
12 h.,
220,26 g.).
().
A/ LVDOVICVS PHILIPPVS I. - FRANCORVM REX. ". Tête laurée de Louis Philippe Ier à gauche ; signé DEPAULIS F. sous la tête. R/ IVS GENTIVM - ARMIS - GALLICIS - VINDINCATUM ; à l'exergue en trois lignes : CASTELLO S IOANNIS DE VLA/ EXPVGNATO D. XXVII NOV/ M DCCC XXXVIII. ". Navire de guerre français bombardant le fort de Vera Cruz survolé par la victoire ailée et casquée, tenant un drapeau de la main droite et un foudre de la gauche ; signé DEPAULIS INV et F.. G/ Alexis Joseph Depaulis (1790-1867), F.I, p.557-558. Magnifique exemplaire sur un flan très large avec une patine marron.
F. Mercey dans La Revue des deux Mondes de 1852 parle de cette médaille qui fut commandée en 1838 et livrée seulement en 1844 : "Depaulis a combiné hardiment l'allégorie et la réalité. Sur le premier plan, nous voyons une frégate française toute gréée, qui a mis en panne et qui s'apprête à foudroyer le château et la ville de Saint-Jean d'Ulloa, figurés sur le second plan avec une exactitude qui n'enlève rien au pittoresque. A l'horizon, on aperçoit les sommités anguleuses de la montagne qui domine la ville. Cette belle marine, exécutée sans maigreur et néanmoins avec une rare précision, car on peut compter les cordages et les embrasures du navire, est surmontée par une Victoire ailée, armée de la foudre, et portant le drapeau de la France. Le jet de cette figure est d'une grande énergie. On sent que rien ne peut lui résister, et qu'elle doit planter son étendard là où elle s'arrêtera". La légende du droit est en latin ce qui est très rare pour la période . |
LOUIS-PHILIPPE Ier ROI DES FRANÇAIS - CHAMBRE DES DÉPUTÉS |
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1664. Médaille parlementaire AR.52,
1843,
Paris,
(Ar,
52 mm.,
12 h.,
71,19 g.).
().
A/ LOUIS PHILIPPE I - ROI DES FRANÇAIS. Tête de Louis Philippe à droite coiffée de la couronne de chêne ; signé PETIT F. au-dessous. R/ CHAMBRE// DES DÉPUTÉS ; à l'exergue, SESSION//1843. La France debout de face, radiée et drapée tenant la Loi sur un autel, entourée de Mercure et de la Félicité à gauche et à droite la Concorde et Apollon ; signé PETIT INV. - ET FECIT. lisse, en creux ancre et C entrelacés ARGENT, G/ Louis Michel Petit (1791-1844), F.IV/466. Exemplaire neuf. Un petit coup sur la tranche.
Cette médaille a été gravée pour la session du 12 juin 1842 au 16 juillet 1846. La Chambre comptait 549 députés depuis la Loi du 19 avril 1831, élus pour 5 ans. En 1845, il y avait 172.000 électeurs. Cette médaille a été frappée avant le 21 mars 1843 puisqu'elle porte le poinçon ancre et C entrelacés de Jean Pierre Collot qui est remplacé par Albin-Étienne de Cambry à partir du 21 mars 1843 avec le nouveau différent poupe. Il semble probable que l'un des 549 députés négligea de faire graver son nom sur sa médaille . |
MONNAIES V - Page n°208 | ||||||||||||
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