MONNAIES VII
167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177

LORRAINE - DUCHÉ DE LORRAINE - CHARLES IV - (1624-1625) - (1625-1675)
Demi-gros 1369. Demi-gros, sd., (1625-1634), Nancy, (Bill, 16 mm., 7 h., 0,73 g.) ( )
A/ CAROL. D: G LOT. B. DVX, (légende commençant à 1 heure). Écu ovale mi-parti au 1 de Lorraine au 2 de Bar, orné de cuirs et sommé d'une couronne ducale coupant la légende en haut.
R/ MONET. NOV. NANCEI. CVSA. Alérion aux ailes éployées, sommé d'une couronne ducale coupant la légende en haut.
Bd.1561 - S. p. 174 (26/10). Flan un peu voilé et court. Légère faiblesse de frappe à 1 heure au droit.
TTB

250FF.

350FF.


Ce demi-gros sans millésime reprend le type créé en 1624 ou 1625 sous les règnes conjoints de Nicole et de Charles IV .

Charles de Vaudemont était le cousin et le fiancé de Nicole de Lorraine, fille d'Henri Ier de Lorraine qui mourut en 1624 sans héritier masculin. En 1624, Nicole hérita du duché de Lorraine, selon la volonté de son père. En 1625, elle fut dépossédée de son duché au profit de Charles IV dont le règne personnel commença en 1625. Charles IV entra dans la ligue formée contre la France. En 1630 il donna asile à Gaston d'Orléans, le frère du Roi de France, qui était en disgrâce. Le 13 janvier 1630, il maria même secrètement sa sour Marguerite à Gaston d'Orléans. Ses positions contre les troupes du roi de Suède Gustave II Adolphe, allié de la France dans le conflit de la guerre de Trente ans, donnèrent l'occasion à Louis XIII de conquérir le duché de Lorraine. La conquête fut courte et Charles IV abdiqua à Mirecourt le 19 janvier 1634 en faveur de son frère Nicolas François. Il se retira à Besançon et il n'eut de cesse de combattre les troupes françaises ; il recouvra son duché en 1661, après leur départ .

LORRAINE - DUCHÉ DE LORRAINE - CHARLES IV - (1624-1625) - (1625-1675)
Teston 1370. Teston, 1663, Nancy, (Ar, 28 mm., 6 h., 8,45 g.) (pd. th. 8,741 g. titre 757°/°° taille 1/28 marc, 17 st.. , 9 d. 2 gr., )
A/ CAROLVS. D. G. DVX. LOTH. MARCH. D. C. B. G. Buste à droite de Charles IV, drapé et cuirassé, avec une cravate.
R/ MONETA. NOVA. NANCEII. CVSA. 1663, (légende commençant à 1 heure). Écu sous une couronne ducale coupant la légende en haut, écartelé au 1 : parti en a de Hongrie, en b de Naples ; au 2 : parti en a de Jérusalem, en b d'Aragon ; au 3 : en a d'Anjou, en b de Gueldre ; au 4 : en a de Flandre, en b de Bar.
Bd.1566 - S. p. 185 (28/1) - A. Clairand, "Le monnayage de Charles IV de Lorraine et le bail monétaire de 1662", CN, n° 137, p. 21-31. Petite faiblesse de frappe au niveau de la chevelure. Très haut relief au revers. Flan régulier et grènetis complet.
TTB

650FF.

950FF.


Le 2 juillet 1662, Charles IV accorda pour six ans un bail monétaire à Jean Gérard, bourgeois de Paris. Ce bail récemment publié (Clairand, CN, n° 137) précise la nature des espèces qui devaient être frappées, dont le teston. Suite à ce bail, seules quelques pièces d'or semblent avoir été frappées. Charles IV, par une ordonnance du 3 février 1663, accorda à Nicolas Racle la possibilité de frapper des monnaies dans ses États, résiliant de ce fait le bail accordé à Jean Gérard .

Devant l'occupation française de son duché, Charles IV abdiqua à Mirecourt le 19 janvier 1634 en faveur de son frère Nicolas François. En 1659, le traité des Pyrénées prévoyait le retour de Charles IV dans son duché. Les négociations se soldèrent par un échec car le duc rejeta les conditions proposées dans ce traité qu'il jugea trop léonines. Elles prévoyaient en effet l'abandon du duché de Bar, de Stenay, de Dun, Jametz, du comté de Clermont et une liberté de passage des troupes royales françaises pour se rendre en Alsace, à Brisbach ou à Philippsbourg. En 1661, le traité de Vincennes rendit ces conditions à peines plus acceptables, mais Charles IV céda. Il reprit possession de ses duchés de Lorraine et de Bar toutefois amputés du Clermontois, de Jametz, Dun, Stenay, Sierck, Sarrebourg, Phalsbourg et d'une partie de la prévôté de Marville. Charles IV dut également prêter hommage au Roi de France pour le Barrois et accepter la destruction des fortications nancéiennes .

LORRAINE - DUCHÉ DE LORRAINE - CHARLES IV - (1624-1625) - (1625-1675)
Teston 1371. Teston, 1668, Nancy, (Ar, 27 mm., 6 h., 8,44 g.) (pd. th. 8,741 g. titre 757°/°° taille 1/28 marc, 17 st.. , 9 d. 2 gr., )
A/ CAROLVS. D. G. DVX. LOTH. MARCH. D. C. B. G. Buste à droite de Charles IV, drapé et cuirassé, avec une cravate.
R/ MONETA. NOVA. NANCEII. CVSA. 1668, (légende commençant à 1 heure). Écu sous une couronne ducale coupant la légende en haut, écartelé au 1 : parti en a de Hongrie, en b de Naples ; au 2 : parti en a de Jérusalem, en b d'Aragon ; au 3 : en a d'Anjou, en b de Gueldre ; au 4 : en a de Flandre, en b de Bar.
Bd.1566 - S. p. 185 (28/1) - A. Clairand, "Le monnayage de Charles IV de Lorraine et le bail monétaire de 1662", CN, n° 137, p. 21-31. Flan régulier. Haut relief au niveau de l'écu. Usure sur une partie du grènetis au droit et au revers.
TTB

650FF.

950FF.


Le 2 juillet 1662, Charles IV accorda pour six ans un bail monétaire à Jean Gérard, bourgeois de Paris. Ce bail récemment publié (Clairand, CN, n° 137) précise la nature des espèces qui devaient être frappées, dont le teston. Suite à ce bail, seules quelques pièces d'or semblent avoir été frappées. Charles IV, par une ordonnance du 3 février 1663, accorda à Nicolas Racle la possibilité de frapper des monnaies dans ses États, résiliant de ce fait le bail accordé à Jean Gérard .

Devant l'occupation française de son duché, Charles IV abdiqua à Mirecourt le 19 janvier 1634 en faveur de son frère Nicolas François. En 1659, le traité des Pyrénées prévoyait le retour de Charles IV dans son duché. Les négociations se soldèrent par un échec car le duc rejeta les conditions proposées dans ce traité qu'il jugea trop léonines. Elles prévoyaient en effet l'abandon du duché de Bar, de Stenay, de Dun, Jametz, du comté de Clermont et une liberté de passage des troupes royales françaises pour se rendre en Alsace, à Brisbach ou à Philippsbourg. En 1661, le traité de Vincennes rendit ces conditions à peines plus acceptables, mais Charles IV céda. Il reprit possession de ses duchés de Lorraine et de Bar toutefois amputés du Clermontois, de Jametz, Dun, Stenay, Sierck, Sarrebourg, Phalsbourg et d'une partie de la prévôté de Marville. Charles IV dut également prêter hommage au Roi de France pour le Barrois et accepter la destruction des fortications nancéiennes .

LORRAINE - PRINCIPAUTÉ DE PHALSBOURG ET DE LIXHEIM - HENRIETTE DE LORRAINE - (1630-1635)
Double denier ou gros lorrain 1372. Double denier ou gros lorrain, sd., (1630-1635), Lixheim, (Bill, 20 mm., 6 h., 1,00 g.) ( )
A/ HENR. A. LOTH. PRIN. PHA[L E]T. LIX. Alérion aux ailes éployées, sommé d'une couronne ouverte coupant la légende en haut.
R/ .MONETA. NOVA. LIXHE. CVSA., (légende commençant à 1 heure). Écu mi-parti au 1 de Lorraine, au 2 de Bar, sommé d'une couronne ducale coupant la légende en haut ; deux croix de Lorraine couronnées en accostement de l'écu.
Bd.- - SMCF. -. Flan oblong. Patine foncée. Haut relief pour une monnaie souvent mal frappée.
RR. TTB

950FF.

1500FF.


Le monnayage débute en 1630. À Lixheim, Henriette de Lorraine fit frapper des testons, des escalins imités sur ceux des Pays-Bas, des douzains et des gros lorrains copiés sur ceux de Charles IV, des pièces de deux kreutzer et des doubles tournois .

Ferdinand II (1619-1637), empereur du Saint-Empire Romain Germanique, érigea les villes de Phalsbourg et de Lixheim en principauté pour Henriette de Lorraine-Vaudemont, sour de Charles IV duc de Lorraine (1624-1675), fille de François II de Lorraine-Vaudemont (+1632) à l'occasion de son mariage avec Louis, baron d'Ancerville, fils de Louis II, cardinal de Guise. La princesse, devenue veuve en 1630, monnaya entre 1630 et 1635 .

LORRAINE - PRINCIPAUTÉ DE PHALSBOURG ET DE LIXHEIM - HENRIETTE DE LORRAINE - (1630-1635)
Double tournois 1373. Double tournois, 1634, Lixheim, (Cu, 20 mm., 12 h., 2,51 g.) ( )
A/ (Croix de Lorraine) HENR. D. LOR. PRIN. PHAL. ET. LIX. (Henriette duchesse de Lorraine, princesse de Phalsbourg et de Lixheim). Buste drapé à droite d'Henriette de Lorraine, avec un grand col de dentelle rabattu, collier et boucles d'oreille.
R/ (Croix de Lorraine) DOUBLE. TOURNOIS. 1633. Champ parsemé de huit lis posés 1, 2, 3 et 2.
Bd.1604 (2f.) - SCMF.7246. Flan large et complet. Petite faiblesse de frappe sur le buste. Très haut relief au revers.
R. TTB+

650FF.

950FF.


Le monnayage débute en 1630. À Lixheim, Henriette de Lorraine fit frapper des testons, des escalins imités sur ceux des Pays-Bas, des douzains et des gros lorrains copiés sur ceux de Charles IV, des pièces de deux kreutzer et des doubles tournois. Il y a deux modèles de doubles tournois (SCMF. 7246 et 7247). Les pièces à l'effigie de la princesse sont toujours bien gravées, comme le faisait déjà remarquer A. Barthélemy dans la Revue Numismatique de 1846, p.184 .

Ferdinand II (1619-1637), empereur du Saint Empire Romain Germanique, érigea les villes de Phalsbourg et de Lixheim en principauté pour Henriette de Lorraine-Vaudemont, sour de Charles IV duc de Lorraine (1624-1675), fille de François II de Lorraine-Vaudemont (+1632) à l'occasion de son mariage avec Louis, baron d'Ancerville, fils de Louis II, cardinal de Guise. La princesse, devenue veuve en 1630, monnaya entre 1630 et 1635 .

ALSACE - VILLE DE WISSEMBOURG - (XVIIe siècle)
Douze kreutzer 1374. Douze kreutzer, 1626, Wissembourg, (Ar, 27 mm., 12 h., 5,45 g.) ( )
A/ (fleuron) WEISSENBVRG* AM* RHEIN:, (ponctuation par une rose à cinq pétales). Château sommé de deux tours accosté de 16-26.
R/ (XII) FERDINAND. II. ROM. IMP. SE. AV:. Aigle bicéphale nimbée portant en cour un globe crucigère.
B.1422 - E.L.32 (43/5). Flan large et régulier et grènetis complet. Très haut relief sur l'ensemble de la monnaie. Bords coupants indiquant que cette pièce n'a pas circulé.
SUP

1800FF.

2800FF.


L'atelier monétaire municipal de Wissembourg ne frappa monnaie que de 1622 à 1632. Le château figurant au droit est directement issu des armes de Wissembourg : "de gueules à un château d'argent, sommé de deux tours du même, maçonné et ouvert de sable". Le nom de l'empereur Ferdinand II au revers rappelle le rattachement au Saint-Empire Romain Germanique de la ville de Wissembourg .

L'origine de Wissembourg remonte à l'implantation au VIIe siècle d'une abbaye bénédictine. L'abbaye justifiait son droit monétaire d'un diplôme certainement apocryphe de Dagobert (624). Elle obtint en 1275 de Rodolphe de Habsbourg une confirmation de son droit monétaire qui fut renouvelé en 1339, 1348 et 1356. En 1448, la ville réussit à obtenir de l'empereur l'affranchissement de l'autorité des abbés et elle ne frappa monnaie que durant la première moitié du XVIIe siècle .

ALSACE - VILLE DE STRASBOURG - (XVIIe siècle)
Douze kreutzer ou dreibaetzner 1375. Douze kreutzer ou dreibaetzner, sd., (1615-23), Strasbourg, (Ar, 28 mm., 12 h., 4,01 g.) (pd. th. 5,502 g. )
A/ *ASSIS* REIP* ARGENT* DVPLEX, (ponctuation par simple rose à cinq pétales). Lis fleuronné.
R/ [*] GLORIA* IN* EXCELSIS* DEO, (ponctuation par simple rose à cinq pétales). Croix fleuronnée.
Bd.1348 - EL.462 var.. Flan large. Monnaie frappée avec un coin de revers cassé en début de légende. Haut relief sur l'ensemble de la monnaie.
R. TTB+

750FF.

1200FF.


D'après Engel et Lehr, les dreibaetzner furent frappés pour la première fois en 1615. À partir de 1623, ces monnaies devaient porter la marque de valeur XII pour douze kreutzer ; notre pièce sans marque de valeur a donc été frappée en 1615 et 1623. Il existe des imitations piémontaises de ces dreibaetzner frappées à Masserano et à Dezana sous Antoine-Marie Tizzone (1598-1641) .

Pendant la guerre de Trente Ans (1618-1648), l'Alsace a été ravagée par les belligérants : Français, Allemands et Suédois. En 1638, le prince de Saxe-Weimar s'empare de l'Alsace mais il est tué en 1639 et les Français récupèrent la nouvelle province qui est rattachée à la France par le traité de Westphalie en 1648. En 1673, l'Alsace est envahie par les Impériaux. Turenne remporte la victoire de Turckheim en janvier 1675 et reconquiert l'Alsace, mais il est emporté par un boulet de canon devant Salzbach le 27 juillet 1675. Au traité de Nimègue le 5 février 1679, l'Alsace passe définitivement sous contrôle français. La France s'empare de Strasbourg le 30 septembre 1681 et Louis XIV fait son entrée dans la ville le 8 octobre suivant .

LORRAINE - CITÉ DE METZ - (XVIIème s.)
Bugne, 5e type 1376. Bugne, 5e type, sd. (1589-1647), Metz, (Bill, 18 mm., 11 h., 0,99 g.) ( )
A/ MON-ETA-MET-ENS. Croix coupant la légende cantonnée de quatre étoiles à cinq rais.
R/ .S. STEPH - PROTH. M.. Saint Étienne agenouillé à gauche dont le nimbe coupe la légende en haut.
Bd.- - W.II/F/f/6. Flan large et régulier. Haut relief sur l'ensemble de la monnaie.
TTB

300FF.

450FF.


D'après E. Wendling, ces bugnes avec de grandes étoiles en cantonnement de la croix du revers auraient été frappées entre 1589 et 1647 .

Metz, Verdun et Toul ont été rattachées au royaume de France par le Traité de Cateau-Cambrésis en 1559. Néanmoins, jusqu'au Traité de Westphalie en 1648, les Habsbourgs vont disputer et discuter la possession des trois Évêchés. Metz, pendant cette période, entretient parfois des relations difficiles avec ses voisins lorrains ou français. La ville est favorable à la Ligue pendant les guerres de Religion. Charles de Lorraine sera évêque de Metz et de Strasbourg à la fin du XVIe siècle (1592-1608) .

MONNAIES VII
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